A faire à proximité

Le Canal Saint-Martin

Long de 4,5 km, dont plus de 2 km en souterrain. Il relie le bassin de la Villette à la Seine avec une dénivellation de vingt-cinq mètres. Décidé par Napoléon pour approvisionner Paris en eau potable, le canal Saint-Martin fut creusé en 1825 dans le prolongement du canal de l'Ourcq. Les anciennes tanneries, papeteries et fabriques de faïences ont façonné un quartier populaire évoqué dans le film « Hôtel du Nord » de Marcel Carné. Au début des années 1970, un projet fut élaboré pour le couvrir totalement afin d'en faire une autoroute traversant Paris. La mobilisation des riverains et l'intervention d'André Malraux eurent raison du projet. Aujourd'hui cette voie d'eau bordée de marronniers et de platanes plus que centenaires, ponctuée de passerelles romantiques, de ponts tournants (rue Dieu), de passages à dos d'âne, et de 9 écluses qui font attendre les péniches venant du Port de l'Arsenal ou de la Villette, est devenue un lieu de promenade pédestre et cycliste, notamment le dimanche.

La Butte Montmartre et la Place du Tertre

Un village dans Paris… A la fois colline sacrée et butte politique, elle a préservé son identité culturelle et artistique en accueillant les plus grands mouvements picturaux des XIXème et XXème siècle (Impressionnisme, Cubisme, Fauvisme, Futurisme, Surréalisme).
Accédez de manière romantique et insolite à Montmartre depuis Pigalle par le funiculaire.

La Basilique du Sacré-Cœur

La construction fut décrétée par une loi votée par l'Assemblée nationale en 1873 après la défaite de 1871 pour « expier les crimes des communards », ainsi que pour rendre hommage à la mémoire des nombreux citoyens français qui ont perdu la vie durant la guerre franco prussienne. C'est l'architecte Paul Abadie qui gagne le concours pour sa construction.
La première pierre a été posée le 16 juin 1875, et l'église a été construite avec la participation directe du gouvernement de la 3° République pour célébrer le départ d'un nouveau régime, dont les lois constitutionnelles ont été votées la même année. Elle n'a été achevée qu'en 1914 et consacrée qu'en 1919, après la fin de la Première Guerre mondiale, qui ironiquement a été vue par beaucoup de Français comme une vengeance contre l'Allemagne victorieuse lors de la guerre franco prussienne.

La basilique est en forme de croix grecque, ornée de quatre coupoles ; son dôme central, haut de 80 m, est surmonté d'un lanterneau, formée d'une colonnade. Le style éclectique architectural de la basilique, s'inspirant de l'architecture romane, de l'architecture byzantine, et particulièrement de la Cathédrale Saint-Front de Périgueux, a influencé plusieurs autres édifices religieux du XXe (basilique Sainte-Thérèse de Lisieux par ex).

La vigne de Montmartre

A la fin du XVIIIe siècle, le vin de Montmartre, rouge et blanc, est de grande qualité, et chaque année, les abbesses en offrent au monarque plus de 4 000 litres. Les crus de l'époque se nomment la "Goutte d'Or", la "Sacalie", la "Sauvageonne". Toutefois, la concurrence des autres vignobles, l'exploitation des carrières et la poussée démographique vont signer le déclin du vignoble montmartrois tant quantitativement que qualitativement. Au début du XXe siècle, il ne reste plus un seul pied de vigne à Montmartre.
Il faudra attendre les années 30 pour que Montmartre renoue avec sa tradition viticole grâce au dessinateur Francisque Poulbot. En 1934 ont lieu les premières vendanges "modernes" sous le parrainage de Fernandel et de Mistinguett. Propriété de la ville de Paris, la vigne de Montmartre, dont le cru entièrement vinifié dans les caves de la Mairie se nomme le "Clos Montmartre", est située entre la rue des Saules et la rue Saint Vincent.

Les ruelles

Quelques exemples sur les traces des artistes d’hier ou d’aujourd’hui… A l’angle de la rue Saint Vincent et de la rue des Saules, découvrez le célèbre cabaret du lapin Agile où se côtoyaient autrefois des écrivains, des poètes, des musiciens, des comédiens, des peintres, des sculpteurs, tous alors inconnus. Ces "inconnus" ne sont autres que Picasso, Utrillo, Braque, Modigliani, Renoir, Guillaume Apollinaire, Max Jacob, Charles Dullin, Toulouse-Lautrec et bien d'autres ...
À l'intersection, avant de descendre la rue de l’Abreuvoir, admirez la Maison Rose qui a inspiré une célèbre peinture de Maurice Utrillo. Prenez la rue Girardon en passant par la Place Dalida avec le buste qui lui a été consacré. Continuer Place Marcel Aymé et cet étrange personnage sortant d'un mur (Idée de Jean Marais, pour rendre hommage à l'ouvrage du « passe muraille » écrit par Marcel Aymé). Passez devant le Moulin de la Galette (dernier vestige des 30 moulins Montmartrois fermés vers 1860 et surtout célèbre bal musette). Puis rue d’Orchamp devant l’ancienne maison de la chanteuse Dalida. Admirez place Emile Goudeau la vitrine du Bateau Lavoir, ancien Atelier de Picasso (où il a notamment réalisé les Demoiselles d'Avignon). Descendez la rue Ravignan au son d’un orgue de Barbarie, de flûtes ou d’accordéons… jusqu’à la place des Abbesses avec sa station de métro surplombée d’une superbe verrière Art Nouveau.

Espace Salvador Dali

Plongez dans l’univers fantasmagorique, grâce à la seule exposition permanente en France consacrée au maître du surréalisme, à travers ses majestueuses sculptures et gravures originales.
Adresse : 11 rue Poulbot – 75018

Le Moulin Rouge

« Qui n'a jamais moulu que la monnaie des clients » (Jane Avril...). Lancé en 1889 à grand renfort d'affiches de Toulouse-Lautrec. C'était un café-concert au rez-de-chaussée (où se produisait La Goulue, Valentin le Désossé) et un dancing en sous-sol. Reconstruit en 1924 après un incendie, le sous-sol présente une "revue" qui maintient avec éclat la tradition du french cancan.
Dans la cité Véron, à droite après le Moulin Rouge, habitèrent Prévert et Vian.
Adresse : 82 boulevard de Clichy - 75018

Le Musée de l’Erotisme

Sur 4 niveaux, le musée expose un millier de pièces venus de tous les continents, du "fun-sexe" à l'art contemporain.
Adresse : 72 boulevard de Clichy - 75018

Le Musée de la Vie Romantique

Sur les premiers contreforts de la butte Montmartre, dans un ensemble homogène d'immeubles bâtis entre 1820 et 1850 où choisirent de vivre un grand nombre d'écrivains, d'acteurs, de musiciens et de peintres formant l'élite du mouvement romantique parisien.
La maison du peintre Ary Scheffer (professeur de dessin des enfants du duc d’Orléans depuis 1822 et digne représentant de l’école romantique), foyer d'inspiration et cénacle romantique dans les années 1830, ouvre aujourd'hui ses portes afin d'accueillir les souvenirs de l'artiste et de son amie et voisine, la romancière George Sand.
Adresse : 16 rue Chaptal - 75009

Les Grands Magasins

Les « Galeries Lafayette » et le « Printemps »… tout pour la mode, la beauté, la déco, la maison… et bien plus encore…

L’Opéra Garnier

Napoléon III est visé lors d'un attentat (dirigé par Orsini), le 14 janvier 1858, rue Le Peletier où se situe la salle d'Opéra du moment. Le couple impérial est miraculeusement épargné mais se retrouve au milieu de 8 morts et 150 blessés. Au lendemain du drame, l’empereur décide de la construction de ce qui deviendra le nouveau lieu d'apparat de la haute société parisienne, puis déclare le projet comme étant d'utilité publique par arrêté impérial daté du 29 septembre 1860.
Un concours fut organisé, 171 candidats (dont Viollet Le Duc) présentèrent un projet, mais c’est le projet de Charles Garnier, jeune architecte peu connu mais grand Prix de Rome en 1848, qui fut retenu.
Lorsque à la présentation de ses plans, l’Impératrice Eugénie s’étonna que ce ne soit de style ni grec ni Louis XV, Garnier lui répondit : " c’est du Napoléon III, Madame ! "
Garnier s’entoura de 73 sculpteurs et 14 peintres. La première pierre fut posée le 21 juillet 1862. La façade fut dévoilée au public lors de l’exposition universelle de 1867. Mais ce n’est qu’en 1875 (après la guerre de 1870, la chute de l’empire et le manque d’argent) que le président Mac Mahon inaugura officiellement ce bâtiment exubérant de baroque, de faste, d’éclectisme.
L’Opéra est le monument le plus représentatif de l’art officiel du Second Empire, c’est à dire symbole de luxe et des plaisirs parisiens.
Par sa superficie, c’est le plus grand théâtre d’Europe : 172 m de long, 124 m de large et 79 m de haut, il peut contenir plus de 2000 spectateurs.

Eglise de La Madeleine

Située sur la Place de la Madeleine, elle garde la forme d'un temple antique entouré de colonnes corinthiennes et est une parfaite illustration du style architectural néoclassique. Napoléon 1er fut à l’origine de ce projet pour édifier un temple à la gloire de sa grande armée en 1806. En raison des troubles et des changements politiques en France à la fin du XVIIIe siècle, et au début du XIXe siècle, la destination et les plans de ce projet furent modifiés à plusieurs reprises. Sa construction dura donc 85 ans. Le bâtiment faillit être transformé en 1837 en gare ferroviaire, la première de Paris, avant de devenir une église ouverte au culte en 1842.

La Cité des Sciences et de l’Industrie de la Villette

Résultat d’un projet de réhabilitation des anciens abattoirs de la Villette (fermés en 1974) créé à l’initiative de Valéry Giscard d’Estaing en 1980 et inauguré le 13 mars 1986 (lors du passage de la comète de Halley) par François Mitterrand.
Sa mission est de diffuser à un large public, notamment aux enfants et aux adolescents, les connaissances scientifiques et techniques, ainsi que de susciter l'intérêt des citoyens pour les enjeux de société liés à la science, à la recherche et à l'industrie.

La Géode

Située également dans le parc de la Villette, derrière la cité des sciences, elle fut inaugurée en 1985. C’est une sphère aux dimensions exceptionnelles de 36 mètres de diamètre et composée de 6433 triangles sphériques en acier approximativement équilatéraux qui réfléchissent la lumière, un peu à la manière d'un miroir. Des films y sont projetés au format OMNIMAX sur un écran hémisphérique géant de 1000 m² (des images 10 fois plus grandes que celles d’un cinéma classique).

La Cité de la Musique

Inaugurée en 1995, elle abrite un ensemble d’institutions dédiées à la musique telles que une salle de concert accueillant 1000 spectateurs, un amphithéâtre, un musée dédié plus particulièrement aux instruments de musique classique, des lieux d’ateliers…